Xavier (Sub-Zero sur musculaction.com) : végétalien et 25H de sport par semaine
J’ai découvert Xavier grâce à VTR, un passionné de musculation qui suit actuellement la programmo-nutrition®. Cet athlète est un très bon exemple pour illustrer le potentiel d’une alimentation uniquement constituée d’aliments naturels.
Les clichés ont la vie dure et beaucoup ont encore une opinion très invraisemblable au sujet des végétaliens : « habillés comme des pauvres », « déconnectés du monde » , « ennuyeux » ou « tristes », par exemple.
Certains auront même probablement du mal à concevoir que Xavier est réel. Les temps changent et de plus en plus d’êtres humains se surpassent, remettent le statu quo en question et se font un plaisir d’ignorer la pression sociale. Finalement, ils prouvent à une écrasante majorité que leurs certitudes en matière de nutrition sont biaisées et non le fruit d’une science objective et altruiste.
Maintenant, laissons place à l’interview à laquelle Xavier a gentiment accepté de répondre. Encore une fois, merci à lui.
Xavier, depuis combien de temps es-tu végétalien ?
Après avoir opéré une transition concrète vers le végétarisme en octobre 2010, je suis devenu végétalien fin décembre 2010. Cela s’est fait naturellement, puisque j’en étais d’abord arrivé à me dire « je mange de la viande par défaut même si je sais que ce n’est pas l’idéal » puis c’est une aversion totale pour la viande qui m’a fait passé au végétalisme.
Qu’est-ce qui t’a poussé à entreprendre des changements aussi importants dans ton alimentation ?
Lorsqu’on s’entraide sérieusement dans une discipline sportive ou martiale, on finit immanquablement par s’intéresser à la nutrition, alors on tâtonne, on cherche, on essaye ce qui nous convient le mieux. Je mangeais avant énormément de viande, je prenais de la protéine de whey, etc. jusqu’à me rendre compte que tout cela est en fait très acidifiant pour l’organisme. En cherchant un peu, je me suis rendu compte qu’un organisme acide offrait un terrain favorable à l’apparition des tendinites ou des cancers…
Par ailleurs, que ce soit dans les arts martiaux ou dans de nombreux courants spirituels et notamment en Asie, on trouve beaucoup de végétariens. En effet, selon la médecine traditionnelle chinoise, une diète bonne pour le corps est une diète végétarienne. C’est alors que j’ai pris conscience de l’intérêt de devenir végétarien, mais sur le coup, je me disais « ce serait bien d’être végétarien, mais j’aime trop la viande pour arrêter d’en manger… ». Finalement, l’aspect santé a pris le dessus, puis ont suivi les idées de compassion et d’écologie.
À quoi ressemble ta semaine d’entrainement ?
Je m’entraîne dans différentes disciplines martiales à travers le taekwondo, le jiu-jitsu brésilien, le MMA et le muay thai. Par ailleurs, je fais de la musculation au poids de corps grâce à la méthode Lafay et de la course à pied.
Tout cela représente un volume assez important de 20-25h par semaine. D’une manière générale, je m’entraine 2 fois par jour parfois 3. Je travaille la condition physique le matin et les arts martiaux le soir.
À quoi ressemble ta diète, actuellement ?
Je mange des céréales, des oléagineux, des féculents, des légumes et des fruits.
Ainsi le matin, je prends des flocons d’avoine avec du jus d’avoine ou d’amande, des noix, des amandes et des noisettes. À midi, je prends des féculents, des légumes, des oléagineux et des fruits. Le soir ressemble au repas du midi.
Je me supplémente par ailleurs en protéines de chanvre et de pois que je couple avec du jus de fruits. J’essaye également de rajouter des portions de légumes verts que je passe au blender et que je prends dans un shake au moins 1 fois par jour.
Combien de protéines consommes-tu quotidiennement ?
Je consomme environ 110 grammes de protéines par jour en moyenne.
Quels sont les changements qui sont survenus depuis que tu es végétalien ?
La première chose que j’ai ressentie est un regain d’énergie, je me suis senti disponible plus rapidement le matin au réveil. J’ai senti également une meilleure récupération et un besoin de sommeil moindre. J’ai par ailleurs pas mal séché sans perdre de muscles et mes performances physiques ont sensiblement augmenté. Il ne faut néanmoins pas négliger l’importance de l’entrainement, mais je pense malgré tout que ma démarche végétalienne m’offre un terrain favorable à la progression.
Quelles peurs et quels obstacles as-tu dû surmonter pour en arriver là ?
Depuis tout petit, nous sommes conditionnés pour manger de la viande, prendre beaucoup de produits laitiers, etc. donc naturellement, sur le coup, on a peur des carences et on se dit « mais qu’est ce que je vais manger ? ».
On se rend rapidement compte que ce n’est en réalité pas très compliqué, il suffit quasiment d’enlever la viande de son assiette… On parle également beaucoup du manque de protéines alors qu’il suffit de diversifier les sources de protéines végétales, on peut par exemple combiner les protéines de riz complet, de pois et de chanvre. Il y a également beaucoup de protéines dans les oléagineux.
En revanche, ce n’est pas toujours facile sur le plan social. Je constate beaucoup de réticences autour de moi… Force est de constater que les gens n’aiment pas ce qui est différent… Au restaurant, c’est également difficile d’être végétalien, mais avec un peu de volonté, on peut y arriver tout de même.
Quels conseils donnerais-tu as quelqu’un voulant devenir végétalien ?
Pour devenir végétalien et que cela soit durable, il faut que la démarche soit naturelle et progressive. Si le changement est trop brutal, à moins d’être très motivé, on risque de ne pas tenir longtemps, car on risque de se trouver face à des contraintes nouvelles (qui en fait ne le sont pas, mais peuvent paraître comme telles) que l’on aura du mal à surmonter. Ainsi, une démarche progressive, par exemple, devenir dans un premier temps végétarien puis végétalien aura plus de chance d’être couronnée de succès.
Un dernier mot ?
Merci à toi de l’intérêt que tu portes à mon parcours.








Excellent, un des meilleurs pratiquant de la méthode LAFAY pour moi.
Comme tout ce qui est dit sur internet peut être transformé, mal perçu, douteux…
J’atteste que Xavier est bien réel, je l’ai rencontré à deux reprises, on a échangé quelques coups (rires), plats, discussions…
C’est un passionné de sport qui démontre que même les végétaliens peuvent parfaitement tenir le choc d’un entrainement sportif poussé.
Belle interview