12 février 2011 ~ 0 Commentaires

Lia, 46 ans : -18 kilos en 107 jours

J’ai toujours eu une tendance à l’embonpoint. Ma prise de poids conséquente s’est faite progressivement depuis environ 10 ans, consécutivement à des périodes de stress importantes et à l’arrêt du tabac, qui a accéléré la prise de poids, dans un phénomène de compensation inconscient. La prise de conscience de cet état de fait, le mal-être corporel et donc psychologique liée cette état « anormal » a fait son chemin jusqu’au jour où l’évidence d’un régime s’est posée comme une absolue nécessité. Je n’avais pas fait de régime depuis de très nombreuses années, je ne me voyais pas en faire, par peur de vivre la contrainte, aussi peut-être par peur de vivre l’échec.

Les « hasards » de la vie ont fait que j’ai rencontré Mickaël. Il m’a parlé du régime qu’il avait imaginé. Étant déjà dans une démarche presque végétarienne, j’ai eu envie de tenter l’aventure. J’étais prête, puisqu’engagée dans une réflexion pour renverser ce processus qui me préoccupait. La proposition de la programmo-nutrition me paraissait claire et logique, et correspondre à mes tendances alimentaires. Je me suis fixé une date de démarrage, et ai commencé à me préparer mentalement par l’auto-motivation et l’intégration de cette nouvelle démarche en perspective. J’avais conscience qu’il s’agissait au-delà d’un régime d’une réforme de vie.

J’ai démarré le régime pendant l’été, période idéale pour la variété des fruits et légumes en cette saison. Je n’ai pas ressenti de frustration dans le sens du manque de certains aliments. La frustration rencontrée au démarrage était l’absence de sensation de cuisiner, et l’impression de manger en permanence la même chose. Il a fallu donc imaginer de nouvelles combinaisons et prendre le temps de préparation pour parer à ces légères frustrations. Les jours de rebonds permettent de cuisiner un peu plus, et surtout de manger chaud. Cette dimension a été importante, lorsque l’hiver a pointé son nez. Par ailleurs, manger des légumes de saison ne facilite pas le « manger cru » en plein hiver. Je me suis mise à manger plus tôt, et surtout à manger quand la faim se faisait sentir, ce qui change la donne. Le plus important est de manger à sa faim et non pas « surmanger », comme on le fait souvent.

Mon corps et mon esprit se sont régulés autour de trois repas rapidement. Pour parer à la sensation éventuelle de faim entre les repas, un fruit faisait l’affaire. Au fil des mois, j’ai retrouvé un degré d’énergie que je n’avais pas ressenti depuis des années. L’image corporelle s’améliorant de jour en jour, l’impact positif sur le mental a forcément suivi. J’ai oublié toutes sortes d’aliments superflus, et n’allait quasiment plus dans les supermarchés. Mon marché de quartier et les magasins bios ont été suffisants pour subvenir à mes achats alimentaires. Les écarts ont été rares, et le temps passant, le cerveau oublie presque le goût et donc le désir des aliments disparus de l’alimentation, ce qui génère l’oubli et le non-désir de toutes sortes de choses dont on se passe sans souci.

La perte de poids tranquille et régulière maintient le degré de motivation et plus on avance, plus on a l’impression que c’est normal, et même pas de l’ordre d’un régime. Il s’agit donc bien d’une réforme générale qui s’installe de manière très naturelle. En moins de deux mois, j’avais perdu 10 kilos. Il m’est arrivé de temps en temps d’avoir des envies d’aliments « interdits », envies fugaces réveillées par une odeur arrivant à mes narines. Cela ne durait que quelques heures, une journée au maximum, un peu comme un soubresaut de l’avant qui est chamboulé par cette révolution intérieure.

J’avais pour objectif de perdre 20 kilos, j’en ai au final perdu 18, au terme de 107 jours de régime. Je n’ai pas eu envie de passer à la phase suivante possible, en plein hiver, me sentant tout à fait bien avec 18 kilos en moins. J’ai fait une analyse de sang en fin de régime afin de vérifier si tout était en ordre et que je ne souffrais pas de carences. Résultat tout à fait positif, ce qui a achevé de me convaincre que cette alimentation était la bonne.Je continue à manger de la même manière. La différence est que je ne me contrains plus à des jours exclusivement crus ou cuits.

Je m’autorise des écarts, de temps à autre, en toute conscience, tout en restant dans la même dynamique alimentaire. Cependant, je sens très fortement les écarts d’un point de vue physique. Le corps réagit fortement, et réclame le retour au point d’équilibre. L’énergie physique est au beau fixe, propice à une meilleure harmonie corps/esprit. Mon entourage intègre enfin mon végétarisme, ce qui est bien agréable. Ce régime est idéal pour celles et ceux qui ne sont pas de grands carnivores, et encore mieux si engagés dans une démarche globale de mieux-être.

Lia

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